Johnny Hates Jazz
C'était l'époque où les clips étaient déclinés en deux versions : l'une pour le public américain et l'autre pour le public britannique. La belle gueule du chanteur façon « portrait chez le coiffeur » ou « spot TV gel coiffant » m'énervait un peu quand je voyais leurs vidéos. Mais quelque chose d'irrésistible se dégageait des tubes de Johnny Hates Jazz et de leurs extended versions. Bon, il m'arrivait de confondre l'intro de Shattered Dreams avec celle de Silent Running de Mike & The Mechanics. Mais mes cages à miel n'étaient pas encore tout à fait développées...
Johnny n'aimait pas le jazz et pourtant le groupe fut signé par Virgin Records suite à un showcase dans une boîte de jazz ! Et oui, c'est ainsi que naissent certaines légendes. Johnny Hates Jazz, c'est l'histoire d'un succès fulgurant en Angleterre et aux États-Unis en 1987. Clark Datchler, fils d'un musicien de jazz - Tiens, comme c'est bizarre ! - forme le groupe en 1986 avec Calvin Hayes et Mike Nocito. Clark est un surdoué. Il a appris divers instruments au contact de son père. Il forme rapidement ses premiers groupes et sort un premier single à l'âge de 17 ans. Cinq ans plus, il a rendez-vous avec le succès en signant Shattered Dreams qui propulse Johnny Hates Jazz tout en haut des classements anglo-saxons. D'autres hits suivront comme I Don't Want To Be A Hero plus connu en France, Turn Back The Clock ou encore Heart Of Gold. Contre toute attente, Datchler quitte le groupe en 1988. Le reste du groupe essaiera de survivre avec un nouveau chanteur. Mais le succès n'est plus au rendez-vous. Pire, le sort semble s'acharner contre eux avec un violent accident de la circulation à la veille de la sortie du second album en 1992.
16 ans après, que sont-ils devenus ? Hayes et Nocito ont reformé le groupe l'année dernière pour surfer sur la vague des tournées Eighties organisées un peu partout en Europe. Clark Datchler, quant à lui, s'est depuis retiré en Irlande en devenant une sorte de highlander. Dans les années 90, il s'est mis à la world music en s'installant successivement à Amsterdam et à Bath dans les studios de Peter Gabriel. Il y peaufine sa formation musicale en apprenant de nouveaux instruments et en étudiant la sociologie. Il faudra attendre 2007 pour que le fruit de son travail se matérialise. Après s'être décidé à créer son propre label en 2006, il sort enfin Tomorrow sur lequel on retrouve on retrouve d'ailleurs une nouvelle version de Shattered Dreams.
Pour ma part, je garderai toujours un souvenir ému de Johnny Hates Jazz, I Don't want To Be A Hero m'avait permis de décrocher une bonne note en cours de musique au collège. Le prof nous avait demandé de trouver une illustration d'un terme musical italien. A tout hasard, j'avais placé la dernière K7 que j'avais faite dans le cartable. Bien sûr, le prof m'interrogea. J'étais tout fier avec ma K7 même si j'avais oublié de la rembobiner. C'était donc la roue de la fortune. Et c'est I Don't Want To Be A Hero qui sortit des baffes et retentit dans toute la classe. « Ah oui, il y en a un là ! » s'exclama mon professeur. Ouf, j'étais sauvé !
Johnny n'aimait pas le jazz et pourtant le groupe fut signé par Virgin Records suite à un showcase dans une boîte de jazz ! Et oui, c'est ainsi que naissent certaines légendes. Johnny Hates Jazz, c'est l'histoire d'un succès fulgurant en Angleterre et aux États-Unis en 1987. Clark Datchler, fils d'un musicien de jazz - Tiens, comme c'est bizarre ! - forme le groupe en 1986 avec Calvin Hayes et Mike Nocito. Clark est un surdoué. Il a appris divers instruments au contact de son père. Il forme rapidement ses premiers groupes et sort un premier single à l'âge de 17 ans. Cinq ans plus, il a rendez-vous avec le succès en signant Shattered Dreams qui propulse Johnny Hates Jazz tout en haut des classements anglo-saxons. D'autres hits suivront comme I Don't Want To Be A Hero plus connu en France, Turn Back The Clock ou encore Heart Of Gold. Contre toute attente, Datchler quitte le groupe en 1988. Le reste du groupe essaiera de survivre avec un nouveau chanteur. Mais le succès n'est plus au rendez-vous. Pire, le sort semble s'acharner contre eux avec un violent accident de la circulation à la veille de la sortie du second album en 1992.
Shattered Dreams (UK Version) n°2 aux USA.
16 ans après, que sont-ils devenus ? Hayes et Nocito ont reformé le groupe l'année dernière pour surfer sur la vague des tournées Eighties organisées un peu partout en Europe. Clark Datchler, quant à lui, s'est depuis retiré en Irlande en devenant une sorte de highlander. Dans les années 90, il s'est mis à la world music en s'installant successivement à Amsterdam et à Bath dans les studios de Peter Gabriel. Il y peaufine sa formation musicale en apprenant de nouveaux instruments et en étudiant la sociologie. Il faudra attendre 2007 pour que le fruit de son travail se matérialise. Après s'être décidé à créer son propre label en 2006, il sort enfin Tomorrow sur lequel on retrouve on retrouve d'ailleurs une nouvelle version de Shattered Dreams.
Pour ma part, je garderai toujours un souvenir ému de Johnny Hates Jazz, I Don't want To Be A Hero m'avait permis de décrocher une bonne note en cours de musique au collège. Le prof nous avait demandé de trouver une illustration d'un terme musical italien. A tout hasard, j'avais placé la dernière K7 que j'avais faite dans le cartable. Bien sûr, le prof m'interrogea. J'étais tout fier avec ma K7 même si j'avais oublié de la rembobiner. C'était donc la roue de la fortune. Et c'est I Don't Want To Be A Hero qui sortit des baffes et retentit dans toute la classe. « Ah oui, il y en a un là ! » s'exclama mon professeur. Ouf, j'étais sauvé !
I Don't Want To Be A Hero (US version) - Oh send me off war...
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