Alain Bashung s'en est allé

Publié le par kill-eye

Gaby est orphelin. Ce 14 mars, Alain Bashung s'est endormi après un long combat contre le cancer. Même si les mots sont inutiles face à la mort, difficile de ne pas être ému par son décès. Bashung, c'était le pote ou le grand-frère qu'on croisait dans les cafés ou dans la rue à mobylette. On a grandi avec lui en comprenant que la fougue juvénile laissait progressivement place à la mélancolie. Au début, on se moquait de la vie en fonçant tête baissée contre les murs invisibles. Puis, à force de se relever, on s'était attaché des lunettes pour les repérer de loin. A force, on les contournait. Au final, on restait même du même côté. Bashung, c'est surtout cet artiste qui a trouvé les notes et les mots pour accompagner cette aventure. Il a traversé trois décennies en conservant la même image. De Gaby à Vertige De L'Amour, Bashung a marqué les années 80 de son air désinvolte. D'Osez Joséphine à La Nuit Je Mens, il a imposé le respect dans les années 90. A l'image de Bleu Pétrole sorti en 2008, la dernière décennie n'a fait qu'amplifier ce sentiment. Je me souviens que Tom McRae avait repris La Nuit Je Mens. Même les artistes étrangers étaient influencés par son écriture. Alain Bashung s'en est allé, mais il ne cessera jamais de nous accompagner.

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Publié dans Hommage

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