Doves - Kingdom Of Rust

Publié le par kill-eye



C'est le baptême du feu pour moi en ce qui concerne Doves. Premier album acheté et donc première chronique. Kingdom Of Rust est la quatrième galette du groupe anglais. Il est produit par Doves et Dan Austin, avec la participation de John Leckie. Fire ! Jetstream frappe fort d'entrée avec un titre à la porte de l'électro, dynamique comme il faut. Le groupe anglais prend aussitôt le contrepied avec le son clair du single Kingdom Of Rust légèrement teinté de folk. Une belle réussite sur la longueur et sur le raffinement des mélodies. Ces gars savent utiliser leur énergie à bon escient comme le prouve The Outsiders un peu à la façon des Dandy Warhols. Winter Hill démarre comme du Who et dévoile progressivement ses richesses. Une belle façon de ne pas tourner en rond. Souvent, le début vous semble banal et puis doucement, vous vous laissez happé par la profondeur et l'intensité des morceaux. Le lourd devient léger et inversement. C'est ainsi que se succèdent les imprévisibles 10:03 et The Great Denier. Birds Flew Backwards est empreint de tristesse. C'est pratiquement la bande originale d'un film, avec ses montées et ses baisses de tension. Spellbound fait penser à du Red Hot façon BreakingThe Girl rongé par la rouille.Tout comme sur le premier morceau, sur Compulsion, on retrouve Jez au chant aux prises avec une basse entêtante. C'est malin de semer le trouble chez l'auditeur. Cela donne du relief à l'ensemble. Sa voix contraste avec celle de son frère. Le trio mancunien n'a pas son pareil pour trouver l'ouverture. Sur House Of Mirrors, on dirait que l'album a été enregistré dans une aciérie avec un petit air de Clash d'un autre temps que se renvoient, depuis des lustres, les murs. Lifelines est la dernière ligne de l'album avec une conclusion en guise d'adieu à une première vie peut-être rêvée. On est ravi de trouver la sortie, mais quelque chose nous retient à l'intérieur. Kingdom Of Rust est donc un album rustre à tout point de vue, pas forcément évident à digérer, mais incroyablement complet. Un beau gage de qualité...

Un extrait live en studio The Outsiders.
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Publié dans Chroniques d'albums

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