Sharko - Dance On The Beast

David Barthomé et Teuk sont de retour pour un cinquième album intitulé étrangement Dance On The Beast. Yo Heart est une jolie surprise pour démarrer. Un peu dance, un peu pop et au final beaucoup de couleurs dans un ciel raffiné. De la power pop parfaite. Un peu plus sombre, Never The Same est du même accabit avec ses synthés qui serpentent ici et là. La production de Dimitri Tikovoi s'est adoucie. Sur Molecule, je trouvais le son parfois trop gros. Ici, c'est parfait. Elle est en parfaite adéquation avec l'écriture de David Bartholomé comme en témoigne Rise Up où l'on retrouve la patte pop joyeuse de Sharko qu'on a connue jadis avec Spotlite ou President. 23 Find We Belong est joliment plus heurté. Sur Head, on se rappelle que le groupe a changé de batteur. Julien Paschal a choisi de quitter l'aventure. Charly DeCroix (Mud Flow) l'a remplacé pour ce nouvel album. Logiquement, le style musical du trio change. Horses en est un bel exemple avec une sorte de Bono-Sting en délicatesse avec une mélodie eighties faussement naïve. Sans conteste l'un des bijoux de l'album. Assurément, Il y a de l'idée dans les angles de prise de vue de Cinema Tech. On aime le son de guitare sur les couplets en opposition avec le refrain plus rustre. Mouse/Animal/Facebook/Danger est plus léger dans la conception, mais certainement pas moins facétieux. Retour sur le dancefloor avec le court Since You Called qui évite les pièges du genre. I'm So Stupid et Creatures confirment la qualité de l'ensemble. Dance On The Beast est un vrai album où Sharko n'en fait pas trop. Il sortira en France le 1er juin. Sharko sera également en concert à Paris le 17 juin au Nouveau Casino et le lendemain à Lille (L'aéronef).
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