Led Zeppelin IV (1971)

En 1971, kill-eye n'était pas encore né et Led Zeppelin sortait déjà son quatrième album. C'était l'album sans nom, avec des figures géométriques. C'était surtout l'album avec Stairway To Heaven, la plus belle chanson du monde selon les dires de votre serviteur. Et dire que ce titre n'est jamais sorti en 45 Tours à l'époque ! L'album démarrait fort avec deux titres bruts qui rappelaient le volume II : Black Dog et Rock and Roll. Au pays des riffs, Jimmy Page était le roi. Pourtant, un changement allait s'amorcer avec l'acoustique The Battle Of Evermore. De la mandoline au pays de Led Zeppelin et un Robert Plant qui partait, pour la première fois, à la chasse d'une autre voix, celle de Sandy Denny de Fairport Convention. S'en suivait les huit minutes magiques de Staiway To Heaven. C'en était fini pour la face A. Sur la face B, le riff énergique de Misty Mountain Hop réveillait tout le monde et se démarquait des deux premiers titres par son côté mélodique. Un bel enrichissement. Four Sticks allait dans le même sens avec un riff traité de façon plus abstraite et moins répétitif. Vive l'aventure ! Going To California renvoyait à The Battle Of Evermore avec sa mandoline. Une jolie compo folk inspirée par Joni Mitchell. Enfin, il y avait blues énergique de When The Levee Breaks où l'harmonica de Plant tentait désespérément d'atténuer la puissance des coups millimétrés de John Bohnam. Une percussion lourde à la résonance incroyable qui allait de nombreuses fois être samplée. D'ailleurs, When The Levee Breaks était une reprise d'un titre écrit par Memphis Minnie et Kansas Joe McCoy en 1929. Et puis, voilà, c'était tout. Avec seulement huit chansons étalées sur 42 minutes, le volume IV de Led Zeppelin allait pourtant rentrer dans la légende, avec à la clé pas moins de 37 millions d'exemplaires vendus en 2008 (pratiquement un par an !). Et puis, quel guitariste ne s'est jamais attaqué à l'intro de Stairway To Heaven. Un vrai mythe !
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